5 (bonnes !) raisons de faire grève le 5 novembre

Depuis plusieurs semaines, les contestations et mobilisations s’amplifient. Toutes dénoncent le manque de moyen des services publics et la baisse du pouvoir d’achat. Des premières manifestations des pompiers aux blocages organisés par les lycéennes et lycéens, les colères s’organisent et convergent. 

Le 5 novembre, la mobilisation doit s’amplifier pour réclamer la hausse des rémunérations, des conditions de travail décentes, la fin des suppressions d’emplois et davantage de justice fiscale, sociale et environnementale. Au cas où vous hésiteriez à rejoindre le mouvement, voilà 5 bonnes raisons de vous mettre en grève !

1) Assez d’être mal payés : rémunérations revalorisées !

Avec une perte de pouvoir d’achat de plus de 20 % depuis 2010 rien que sur l’indice, les agent.es voient leur situation financière empirer alors que l’inflation ne cesse d’augmenter. Il est urgent qu’une reconnaissance leur soit enfin accordée !

2) Où sont les agent.es ?

Tous les services sont concernés par les suppressions d’emploi dans la fonction publique. Nous n’avons plus les moyens humains de mener à bien nos missions de services publics : les charges de travail et la pression augmentent et ont des conséquences sur nos conditions de travail et notre santé.

3) Conditions de travail : plus de considération, moins de dégradation

L’obsession du pilotage et des indicateurs n’ont que peu de lien avec la réalité des missions : faire toujours plus, plus vite avec moins de monde se fait forcément au détriment d’un travail de qualité. Selon les résultats du dernier observatoire interne, 33 % des répondant.es se déclarent fatigué.es, près de 60 % se déclarent inquiet.es pour l’avenir de leur directions. Le nombre de fiches de signalement augmente, les risques psychosociaux aussi. Le stress, la perte de sens de nos missions et l’épuisement sont devenus notre quotidien. Et quand nous sommes malades, c’est journée de carence et perte de 10 % de l’indemnisation des 3 premiers mois d’arrêt maladie. Ce à quoi se rajoute la non adaptation de nos locaux au dérèglement climatique !

4) Les restructurations ça suffit !

Quel que soit le nom qu’on leur donne (réorganisation, restructuration, et parfois « seulement » changement de nom !), les agent.es en ont ras-le-bol de subir les restructurations incessantes, décidées sans aucune considération pour leurs métiers, sans la moindre concertation et qui ont souvent comme résultat une fatigue et un stress supplémentaires !

5) Justice fiscale, justice sociale, justice environnementale

Cette fois encore, le projet de loi de finances pour 2027 est une cure d’austérité qui impacte les populations fragiles et préserve les ultrariches. Nous avons besoin au contraire de plus de justice fiscale pour une meilleure répartition des richesses, une plus grande prise en compte des dégâts du dérèglement climatique…

Avec Solidaires Fonction publique, nous revendiquons une augmentation immédiate de 85 points (environ 400 €) pour tou·tes,  l’indexation du point d’indice sur l’inflation, l’augmentation de la valeur du point d’indice pour compenser l’inflation, l’arrêt des suppressions de postes dans les services publics et des recrutements à hauteur des besoins.

Le 5 novembre c’est l’occasion de mettre un coup d’arrêt à ces choix, de faire converger nos luttes et nos colères avec toute la fonction publique et tous les salarié·es.
Reprenons du souffle, relevons la tête et soyons toutes et tous en grève et en manifestations !